Là où le voile des Cieux se pose,
Et où nos rives arrivent à se ternir,
Dans le fond des cuves oubliées,
Mijotent encore nos souvenirs
Brumes d'alcôve où ils reposent.
Pourquoi retenir nos rêves enchantés?
Puisqu'ils émergent sans frémir
Comme d'autant emportée la rose
Que sublime en son sourire
Les voiles des rayons lactés.
Ombrages de mon coeur
En suspent,
Où vous fûtes enchaînés,
Mais en résonnant,
Le chant d'une âme soeur
aux tréfonds de l'éternité.
Les cloches éveillent l'ardeur
Qui se meut, pauvre branche
Sous le feuillage bruissant
Des ombres franches
Des instants de bonheur.
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